Sans Prévenir – Matthew Crow

Sans+prévenir+La+Voix+du+LivreInformations :
Auteur : Matthew Crow 
Titre VO : In Bloom
Edition : Gallimard – Scripto
307 pages 
11,90€ 

Quatrième de Couverture :
A quinze ans, Francis Wootton est passionné de vieux films, de musique rock et de lectures romantiques. Mais avant tout, il ne se prend pas au sérieux. Pas plus que les excentricités de sa mère et la désinvolture de son adulte de frère.
Lorsqu’on lui diagnostique une leucémie, ses priorités changent. Il y a l’horreur d’être retardé d’une année au lycée, la menace d’une calvitie imminente, la nécessite de retrouver sa plus belle chemise au cas ou une pop star lui rendrait visite pour une photo…
Mais il n’imaginait pas rencontrer Ambre, son caractère de chien son humour féroce, sa vulnérabilité désarmante et irrésistible

 

Mon Avis :
Vouloir se comparer à un auteur de grand talent qui manie sentiment et vie avec brio n’est jamais bon.

A la réception de ce livre, je suis restée dubitative parce que le livre était accompagné d’une lettre de l’auteur qui ressemblait davantage à une justification qu’à une réelle lettre à ses lecteurs. Les lecteurs VO avaient à juste titre fait le rapprochement avec Nos Etoiles Contraires de John Green qui est un maître dans l’art d’écrire des romans bouleversant sur des sujets assez difficiles. 
Ici l’auteur se targuait d’écrire un livre qui était une ôde à la vie et blabla (y’avait d’autres auto-louanges dans le même acabit). Sauf que quand on se jette des fleurs souvent le pot de terre cuite suit pas bien loin. Je m’explique. Quand on se targue de vouloir, au moins, faire aussi bien que son homologue faut savoir être sûr de soi et de son texte. Car ici je n’ai rien retrouvé de la passion qui m’unissait à Nos Etoiles Contraires, loin de là. Ce livre était long et rien ne le rendait intéressant au début. Mais il a duré tellement longtemps que j’ai décroché. Dans mon décrochage permanent, j’ai tout de même lutté pour terminer ce calvaire et pouvoir donner un avis complet. Et ce juste parce que j’ai reçu une lettre ambitieuse.

Il y a, comme dans TFIOS, une romance. Francis rentre à l’hôpital et rencontre une jeune fille pleine d’esprit et c’est le coup de foudre. Il faut le coq pour l’impressionner et elle balance des conneries se croyant intelligente et pleine d’esprit. C’est là que ça dérape méchamment, très méchamment. Ce que j’ai lu était malheureusement d’une platitude affligeante. Je suis dure, mais ce livre manque de finesse dans l’écriture, c’est mal écrit et l’intrigue et l’humour sont proches de zéro. A partir de ce moment là, j’ai lu en levant sans cesse les yeux au plafond. Et la fin si j’ai pensé qu’elle pourrait rattraper le reste a été gâchée par ce manque de finesse dans l’écriture qui a tout mis à terre comme le reste du livre.
Je n’ai pas adhéré, autant sur le fond que sur la forme. Ce livre est une déception. Je n’ai pas aimé que l’auteur sorte que ce livre est une ôde à la vie en se défendant de ressembler à TFIOS, alors que c’est le cas. Vouloir passer derrière quelqu’un qui a très bien fait son travail en pensant pouvoir faire mieux c’est se casser les dents à tous les coups. Non que m’attendais à quelque chose de grandiose, mais je m’attendais à mieux tout de même. Mais bon à la décharge du livre, le titre porte bien son nom, il ne vous prévient pas de la déception qui va poindre le bout de son nez.
 
Les personnages … Là aussi ça manque de profondeur. Clairement. J’ai cru que c’était un concours de qui a la plus grosse quand ils se sont rencontrés. Entre Francis qui voulait montrer combien il était instruit et elle qui se pense terriblement intelligente et pleine d’esprit avec ses répliques piquantes et stupides, j’y étais. Alors ? Qui a la plus grosse ?
Ce ne sera certainement pas lui, il n’y a pas grand chose d’attrayant ou d’intéressant en Francis. Mais on ne peut lui reprocher de tomber amoureuse de la première fille à qui il parle vraiment.
Quand à Ambre … une horreur. Avoir le dernier mot pour dire d’avoir le dernier mot. Balancer une vacherie en pensant faire de l’esprit. Faut dire qu’être une reine de la provocation ça ne s’improvise pas. C’est un travail de longue haleine, faut le dire. Elle a persévéré dans ses tentatives d’humour ratées jusqu’au bout sans lâcher. Et donc jusqu’au bout et sans lâcher elle m’a tapé sur les nerfs.
 
Ce livre est probablement plein de bonnes intentions, mais c’est mal maîtrisé, mal écrit et mal amené. Ce livre agace plus qu’il ne touche. C’est la foire de qui a la plus grosse. Si, éventuellement, certaines scènes auraient pu être touchantes, elles ont été gâchée par le déplaisir de la plume et des mots choisis. Ca manque aussi clairement de profondeur, le récit reste en surface. Et si la fin à un moment m’a touché j’ai vite été prise d’une envie de jeter mon livre juste pour une histoire de mots choisis.  
Morale de l’histoire : on ne compare pas du pâté à du foie gras.
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